Translate

LES TERRASSES maison d'hôtes





Il pourrait sembler un peu chauvin de commencer par un lieu tenu par une française, et un peu vexant pour des proches de toujours, commerçants sur l’ile...
Mais, primo, ce n’est pas n’ importe quelle française, secundo, c’est une ile où je ne revendique que d’être adoptée par la terre et ceux qui l’aiment autant que moi, donc le contraire du chauvinisme, et, tertio, pour mes amigos, mon histoire d’amour avec la Isla Blanca commence un peu par un rocher bleu au bord de la route...
Nous cherchions désespérément une chambre de libre en plein mois d’aout car suite à une erreur de date notre réservation d’appartement ne commençait que le lendemain. Guidés par ce bon vieux Routard, et après de nombreux échecs auprès d’ hôtels de toutes catégories, nous avons suivis le petit chemin à droite du rocher bleu...le veilleur de nuit, navré, s’est excusé de ne pouvoir nous trouver une chambre, la maison était complète.
«   La maison »...c’était exactement ça que j’avais ressenti : Si j’avais pu avoir autant de gout que la personne qui avait créé ce lieu, alors j’aurais aimé pouvoir dire " ma maison"...
Au fil des années, telle une légende, me parvenait les commentaires de ceux qui fréquentaient Les Terrasses: Françoise, dite Mimine par les intimes et tous ceux qui rêvaient de l’être, française immigrée sur l’ile après être tombée amoureuse de cette terre après un séjour (ça me rappelle...Moi.), tenant une maison d’hôtes de qualité en harmonie avec l’endroit, faisant table ouverte une fois par semaine pour un couscous divin confectionné par… Elle-même.
Revues de presse dans les magazines de déco, tant pour Les Terrasses que pour son cabanon personnel perché au-dessus de la mer, à côté duquel le paradis semblait un peu palot...
Douze ans plus tard, introduite, on pourrait presque dire" intronisée" par un ami très cher qui participait au service du sacro-saint couscous du mardi soir et m’avait obtenu une table, j’ai enfin vu.
Les tables sur les terrasses aux dressages simples et élégants, les petites ampoules accrochées aux branches des arbres et les bougies sur les tables baignaient l’endroit d’une douceur chaleureuse et raffinée.
La maison de chaux blanche, toutes portes et fenêtres grandes ouvertes semblait bourdonnée de l’activité de la cuisine.
Dissimulées par la végétation, les chambres d’hôtes, petits cubes blancs que je savais décorés avec gout.
Le couscous. Dans une vie précédente, cette femme a dû être marocaine! Avec une pointe de saveur subtile mélangeant les épices à sa manière. Et mon dieu, ses boulettes!
Ça c’était le premier acte, les spectateurs savourent de tous leurs sens.
Le deuxième, c’est l’apparition de la vedette qui est aussi le metteur en scène de la soirée : Le dernier couscous envoyé, Mimine sort sur la terrasse: Vedette de son monde avec un divin naturel, elle débarque des cuisines tablier taché et cheveux attachés à la va vite. Elle m’a même confiée un soir avoir donné de bons coups de ciseaux dans les manches d’une robe de créateur qui la gênaient pendant le service... C’est Françoise, tout le monde l’attendait, et justement la voilà qui salue tout ce petit monde en majorité français, ce petit monde ravi d’être reconnu d’elle, elle virevolte entre les tables, chaleureuse avec ceux qu’elle ne reconnait pas vraiment, fougueuse et tactile avec ceux qu’elle connait bien...
Ma première fois, lorsqu’ elle est arrivée près de nous, l’ami qui m’avait obtenu la table et qui est un peu un autre moi-même tant nous nous ressemblons, nous a présenté d’une phrase un peu brut qui, je l’ai compris plus tard, ne pouvait que plaire à Françoise par sa franchise: «Mimine, je te présente N. qui rêve ...d’être toi!"
Le rire de cette belle femme lumineuse a jaillit, sonore, en même temps qu'une bise claquait fort sur ma joue. Elle a poussée légèrement ma fille, a posé une fesse sur sa chaise, a relevé un peu sa jupe et son tablier sur ses jambes bronzées, et, les deux coudes posés sur la table m'a souri à pleines dents: «Raconte-moi ça !".
Alors, comme une groupie terrorisée a l’idée d’être mièvre, j’ai fait court: le coup de foudre pour ce qu’elle a créé et cette sensation que j’aurais voulu le créer ainsi.
Elle riait, pas vraiment de moi, mais de mon admiration que j’avais préféré annoncer à sa manière à elle, me semblait-il, franche et rapide, presque un peu brutale.
Elle m’a raconté les débuts et les pierres bâties les unes après les autres, une chambre , un peu d' argent, une 2ème chambre construite, puis une 3ème et ainsi de suite...
Pour en arriver là.
Mais ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’elle ne s’arrête jamais. Tactique commerciale et secret de la survie de son entreprise ou simple reflet de sa personnalité si forte?
Il y a toujours un nouveau challenge, souvent culinaire, diner asiatique plus complexe à envoyer que la grosse batterie du couscous , cours de cuisine au vent des modes, liens avec presse et médias, je me demande si Françoise dort la nuit ou si elle est encore en train d’imaginer ce qu’ elle peut créer de plus dans son décor de rêve ...
Le potager, la deuxième piscine, c’est fait. La cabane dans l’arbre aussi. Mais elle trouvera encore...
Et son équipe fidèle suit le mouvement, Frédérique en tête, son amie et bras droit, qui gère avec un calme contrastant, une gentillesse extrême et une efficacité hors pair les réservations, les commandes, et surement bien d’autre chose. Sans oublier cette jeune femme adorable et ravissante à l’accent belge qui nous a servi le couscous ces dernières années et dont l’accueil et le sens du détail pendant le service sont à la hauteur du lieu et de son raffinement.

Enfin, message personnel: Françoise, si aucun de vos enfants ne peut prendre votre suite, adoptez-moi!

 

Coup de cœur+:la mousse au chocolat de Françoise, divine, et le vino de la casa conseillé par Frédérique, très bon rapport qualité prix.






LES TERRASSES, APDO. DE CORREOS 1235 - CARRETERA DE SANTA EULALIA, KM 1, IBIZA-ESPAÑA

Photos de Les Terrasses, Santa Eulalia del Río
Cette photo de Les Terrasses est fournie gracieusement par TripAdvisor Photos de Les Terrasses, Santa Eulalia del Río
Cette photo de Les Terrasses est fournie gracieusement par TripAdvisor Photos de Les Terrasses, Santa Eulalia del Río
Cette photo de Les Terrasses est fournie gracieusement par TripAdvisor Photos de Les Terrasses, Santa Eulalia del Río
Cette photo de Les Terrasses est fournie gracieusement par TripAdvisor Photos de Les Terrasses, Santa Eulalia del Río
Cette photo de Les Terrasses est fournie gracieusement par TripAdvisor
Afficher LES TERRASSES sur une carte plus grande

ANITA bar

Petit bar typique et mythique dans le village de Sant Carles face au côté de l’église, à l’angle du virage le plus serré du nord de l’ile!
D' ailleurs, la terrasse (3 tables alignées sur une largeur de trottoir de 60cm!) devient un spot à sensations fortes aux moments où se croisent, à la sortie du virage, cars de touristes et camions citernes d’eau potable!
Avec calme et dextérité née d’une grande habitude, les iliens rabattent leurs rétroviseurs, amorcent un braquage serré, tout en surveillant patiemment et d’un œil la touriste qui traverse, le vieux monsieur qui sort de l’épicerie les bras chargés de courses et le livreur de boisson garé a l'arrache!
 Dans ce pays, les piétons sont rois et j’avoue que chaque année pendant 1 ou 2 jours, comme la sale parisienne que je suis, je manque d' écraser de pauvres gens qui se lancent sur les passages piétons sans même regarder, habitués que les voitures s’arrêtent alors qu’ ils sont encore au milieu du trottoir!
Anita, lieu mythique ou les premiers hippies ont posé leurs sacs pour grignoter, tolérés par des payès impassibles.

 Place de rencontre pour tous ceux qui vivent dans les collines alentours au bout de kilomètres de chemins de terre rouge.
Sur le mur, leurs boites aux lettres s’alignent au-dessus des tables.
Mon moment préféré: tôt le matin, en solitaire, pour observer: dans le petit patio, à cette table,3 vieux locaux lisent el diario devant un café au lait et une assiette de pan con tomate, a cette autre un couple d' anglais d' un certain âge savoure un thé et des œufs, le serveur échange quelques mots avec eux en espagnol, j’imagine qu’ ils ont une maison ici depuis longtemps, peut-être même vivent ils maintenant une retraite ensoleillée . Une vieille jeep toute recouverte de poussière rouge et dont le rétro intérieur est orné d’attrape rêves à plumes se gare devant le bar.
 En jaillit une femme rousse en jupons colorés dont le visage, buriné par le soleil, porte des traces d' une vie au grand air mais aussi de cigarettes bien plus drôles que mes Marlboro...
Elle entre dans le bar, salue à la cantonade d' un "Què tal?"sonore, et, par-dessus la tête d’une touriste ébahie, ouvre sa boite aux lettres...
Un moment chez Anita, c’est ressentir ce qu'est vraiment Ibiza. Curieux mélange de cultures et pourtant grande tolérance frôlant l’indifférence face aux différences...

coup de cœur+:La table dehors à gauche de l’entrée. (Le virage est à droite). Au spectacle, mais sans risquer sa vie! Et le café n’est pas le plus mauvais de l'ile...

Bar Anita
Sant Carles
0034 971 33 50 90




Photos de Bar Anita (Ca N' Anneta), Santa Eulalia del Río
Cette photo de Bar Anita (Ca N' Anneta) est fournie gracieusement par TripAdvisor


Afficher BAR ANITA, Sant Carlès sur une carte plus grande

ERIC CLEMENT PELUQUEROS coiffeur homme, femme, enfant



 

Bon, autant faire court et précis : Eric Clement était déjà un coiffeur et coloriste de grand talent dans un salon d’un quartier très chic de Paris, il est maintenant le meilleur d’Ibiza...
Son salon, sobre, élégant et intime est idéalement situé: Via Punica, petite rue où il est facile de se garer en voiture et qui se trouve face au paséo Vara de Rey! Que les blondes se rassurent: avec lui, rien ne vire au soleil, pour preuve: Mon rendez-vous annuel tant attendu, je le prends le premier jour de mes longues vacances!
Je ne serais pas très objective si je vous parlais de sa gentillesse, de sa disponibilité et de son écoute, tellement je l’aime! Alors notez juste son talent et allez vérifier le reste par vous-même!

Coup de cœur+: Sa gamme de produits Redken, j’adore!



Via Punica, 3.
07800 Ibiza, Islas Baleares, Spain
http://www.facebook.com/EricClementPeluqueros/info



Afficher ERIC CLEMENT PELUQUEROS Via Púnica, 3, Eivissa sur une carte plus grande





 

LA PALMERA maison d'hôtes







Petite enclave paradisiaque idéalement située, La Palmera se trouve à deux pas d’une plage au nord-est de l’ile, à mon sens un des plus beaux coins, près de la ville de Santa Eulària.
Gilles, chef français immigré par amour de l’ile et Senén, artiste sévillan talentueux, vous accueillent chez eux avec autant de simplicité et de gentillesse que si c’était...chez vous!


Vous pouvez vérifier, les commentaires sur le site de réservation ne tarissent pas d’éloges à ce sujet!
Du coup, les clients reviennent et il faut les battre de vitesse pour obtenir une des 4 chambres décorées avec gout, chacune d’un style différent...
Et pour avoir testé, en demi-saison aussi c’est un ilot de bonheur!
 
 coup de cœur+: commander un repas créé par Gilles, pour la rencontre des produits locaux et du talent d’un chef français expérimenté, et s’offrir une séance de maquillage par Senén, vrai magicien en la matière, pour être la plus belle pour aller danser, ou pourquoi pas une de ses œuvres peintes à ramener, la mienne est en bonne place dans mon salon et fait l’admiration de tous!

 

 
carrer de sa trenca, 50
07840 Santa Eulalia del Rio

0034 971 33 60 52

http://lapalmeraibiza.es/

http://www.homelidays.com/santa-eulalia-del-rio/chambres-hotes168606fr1.htm








EL ZAGUAN restaurant





Ma fille salive dès le mois de mai, à l'idée de diner chez El Zaguan en août! C'est vous dire...
Pintxos.. Un pintxo (prononcer pintcho) est une petite tranche de pain sur laquelle on place une petite ration de nourriture.
On les retrouve dans les bars du Pays basque espagnol. Il porte ce nom parce qu'à l'origine on maintenait traditionnellement cette nourriture avec un cure-dent en bois.
Bon, là je vous ai copié la définition de Wikipédia car moi je suis trop lyrique sur les pintxos pour être concise!
Donc vous avez compris le principe.
Le décor: une salle toute en longueur, totalement occupée du côté gauche par le comptoir et ses tabourets de bar, et, à droite, quelques tables... Tout au fond, la cuisine.
Déco sobre, quelques vieilles photos du pays basque, des tableaux d’ardoise au mur en guise de carte...pour commander EN PLUS, si les pintxos qui sortent d’eux-mêmes des cuisines ne suffisent pas!
Le fonctionnement: Prenez une des assiettes empilées sur le bar et servez-vous, le compte des cure- dent fera l’addition! C’est ludique et surtout, chez El Zaguan, c'est délicieux!
Sur le bar, de grandes vitrines proposent les pintxos froids: fromage frais, miel et raisin; jambon et fromage; thon mayonnaise; mini club sandwich...très bon, mais attendez les chauds que les serveurs vont faire circuler sur des assiettes et qu’il faut attraper au vol!
Il y en a pour tous les goûts, des plus tradi, comme les coquetas ou les beignets de crevettes, en passant par les originaux, mini cheese burgers, banane bardée de lard croustillant, et jusqu'aux plus raffinés, comme ce fameux champignon de Paris farci de foie gras coulant ou l'escalope de foie gras poilée couverte d' une confiture d' oignons à l'orange amère ....
Vous ai-je mis l’eau à la bouche?
Si oui, quelques astuces d’habitués: Arriver avant 21h pour être en bonne place, s'asseoir au bar, tout au fond près des cuisines, car les assiettes ont toutes les chances d’être vidées avant d’atteindre le bout du comptoir!
De toute façon, évitez de vous assoir à table, la clim est juste au-dessus...
Et ne vous jetez pas sur les premiers pintxos servis, les meilleurs se font désirer!
Pour le vin, vous pouvez faire confiance au conseil des serveurs et serveuses: De vraies caves à vin et une belle sélection des régions.

Coup de cœur+: L'accueil, c’est la même équipe depuis des années et ils sont tous adorables: En particulier le patron, jeune nounours barbu toujours aux petits soins et une des serveuses qui, avec beaucoup d’humour, me désignait les pintxos avec légumes pour mon régime!(genre aubergine fourrée a la béchamel couverte de fromage fondu, lol!!!)



environ 1,10€ le pintxo.








EL ZAGUAN
C/ Bartolomé Roselló 15
IBIZA

http://www.elzaguan.es/





MES TAUPES M'ONT DIT...


Je ne connais pas encore chaque bon coin de l'ile, mais j'ai un réseau d’amis qui y vivent et qui partagent mes goûts. Lorsqu'ils me parleront d’un lieu ou d’une astuce, je les noterai en vous précisant: "MTMD" (mes taupes m'ont dit) et à mon prochain voyage, j'irai vérifier par moi-même ....

EL BIGOTE restaurant


Ancienne cabane à bateau de pêcheur nichée dans une microscopique anse presque invisible de la crique de Cala Mastella. Jadis, le seul accès était de crapahuter sur les rochers bordant la cala.

C’était un sacré spectacle de voir les mamies et les enfants portés par les hommes de la famille jouant les cascadeurs du dimanche pour un déjeuner en famille!

 Depuis peu, un sentier descend de la route, très raviné, et il faut un peu de dextérité pour ne pas abimer les voitures un peu basses...

El Bigote (la moustache), surnom du patron, pêcheur de son état, qui, après la pêche matinale pour alimenter le repas du midi, prend ces quartiers à la table qui lui est réservée, sur la petite terrasse en avancée sur la mer, où l’on déjeune sous les canisses.

 Les femmes de la famille s’activent au service et à la cuisine.

 La cuisine: un poêle à bois.

Le menu: Deux, en fait: un premier service à 12h30 avec parillada de poissons (assortiment de poissons grilles) et le deuxième, à 13h30, si convoité qu’en été il faut réserver 2 ou 3 semaines à l’avance, pour un menu unique: La bullit de peix.

 Certains la comparent à la bouillabaisse, mais pour qui a trainé ses papilles à Marseille au temps où il n’y avait pas que des attrapes touristes, ça me rappelle d’avantage la bourride.

 Imaginez: le poisson (espèces variées bien sûr en fonction de la pêche) cuit dans un bouillon d’aïoli avec des pommes de terre, et servi jusqu’ à ce que la gigantesque marmite soit vide...déjà votre estomac est plein.

 Mais ce n’est pas fini: dans le bouillon restant va cuire le riz rond! Et là, c’est simple mais sublime, et c’est encore une fois jusqu’ à extinction du stock!

 Arrosé d’un blanc ou d’un rosé bien frais, personnellement je m’arrête là...

Pour les plus courageux, la maison propose un grand verre de café caleta, café alcoolisé au brandy, parfumé à la cannelle, au zestes d’orange et de citron, flambé, puis servi très chaud et très sucré.

Euh, à essayer une fois...pour pouvoir en parler!

La vue est sublime, la mer est transparente et les poissons viennent quémander une miette de pain jusqu’ au bord de la dalle de la terrasse....

Protéger vous de crème solaire, les canisses et les parasols suffisent tout juste à certaines tables...

Service très gentil, et comme je vous l’ai dit, on vous ressert tant qu’il en reste!

Après tout ça (il est 15h30), sieste oblige, pourquoi pas à l’ombre d’un parasol sur le sable de la charmante cala mastella...

 

 

 Coup de cœur+ : Les cheveux de la gentille dame blonde qui nous a servi…C’est sans méchanceté car elle est adorable depuis toujours, mais vous comprendrez quand vous la verrez…Et évitez d’amener deux très chers amis coiffeurs, sinon ça devient la ‘private joke ‘des vacances !

 

Comptez environ 30€ vin compris.




 Cala Mastella, Santa Eulalia del Rio

Afficher EL BIGOTE, Cala Mastella sur une carte plus grande

CAS PAGES restaurant




Vous n'aimez pas la viande? Cette adresse n'est pas pour vous! Cas Pages, c'est le paradis des carnivores... Au centre du petit jardin couvert d'une tonnelle naturelle, un grill et une vitrine réfrigérée où s'alignent tous les morceaux: Filet de porc, poulet, côtelette d’agneau, viande longue, entrecôte, filet de bœuf et la grandiose côte de bœuf... Expert en cuisson à la seconde près, El señor Barbacoa me sert ma cote de bœuf bleue (vuelta y vuelta) sans sourciller. (En France c'est toujours trop cuit, parce que le client français est souvent chiant, disons-le, et que, si ce n’est pas assez chaud ça retourne en cuisine, même lorsqu’ il commande 4cm d’épaisseur de bœuf BLEU !)
Pour ceux qui ne veulent pas de grillades, il y a le divin cochon de lait rôti au four (délicieux, mais vite écœurant, idéal à partager en plus pour que tout le monde goûte...) en général à commander à l’avance, mais quand il y en a en plus la serveuse vous le propose. Ou la savoureuse épaule d’agneau (mouton? car un peu forte en goût..) mijotée au four dans son plat individuel avec oignons, tomates et pommes de terre.
A accompagner ABSOLUMENT de la succulente ensalada payesa, salade tiède de patates et poivrons marinés dans l’huile d’olive.
Pour les gros mangeurs, patatas fritas fines comme des chips, et légumes grillés au barbecue.
N’hésitez pas à partager, les quantités sont généreuses, ils ne poussent pas à la conso et ne sont pas choqués, eux, bien au contraire, si l’on ne commande pas un plat pour les gosses et que l’on fait du partage! (désolée, amis restaurateurs français, mais ça ne vous plait guère en général...)
Belle carte de vins espagnols.
Bon, par contre, ce n’est pas le pays du plus grand choix de desserts donc, comme dans tous les restaurants typiques, évitez les desserts glacés (livrés par Miko) et préférez une des deux spécialités qu’on retrouve souvent: la crème catalane (genre crème brulée) ou le flan.
Euh, le café...ce n’est pas non plus le plus mauvais de l’ile mais presque...Bon, restez plutôt sur un chupito (petit verre) de Manzana (liqueur de pomme) ou de Hierbas Ibizencas pour les plus courageux: spécialité locale à base de plantes que certains apprécient, personnellement je ne peux pas, j’ai l'impression de boire un mauvais médicament...
Attention: pas de paiement par CB, cash only, et c’est écrit en gros dans toutes les langues!(à faire saliver un inspecteur des impôts français, non?)
Pas de réservation non plus. Si vous ne voulez pas faire une queue d’une heure pour attendre une table, il faut vous glisser entre l’heure des allemands et celle des français (les espagnols sont hors compétition, ils arrivent après la bataille ou prennent 6 apéros en patientant tranquillement!) : arrivez à 20h45 dernier carat.

 

coup de cœur+:Les grandes tables (au moins 8 couverts!) au fond dans le jardin à ciel ouvert loin du barbecue( pas de fumée mais de la chaleur, forcément!) et la gentillesse de la serveuse la plus âgée qui contraste fort avec la patronne, qui a tendance à devenir aimable au moment où vous dites au revoir...Mais elle gère tambour battant une grande équipe dont le service est parfait, alors...

comptez 40€ environ par personne vin compris et ventre  plein à craquer !

0034 971 31 90 29
 
Ctra. San Carlos - Santa Eulalia, Km 10.
Pont de S’Argentera, Santa Eulalia del Rio

Photos de Restaurante Cas Pages, Santa Eulalia del Río
Cette photo de Restaurante Cas Pages est fournie gracieusement par TripAdvisor Photos de Restaurante Cas Pages, Santa Eulalia del Río
Cette photo de Restaurante Cas Pages est fournie gracieusement par TripAdvisor Photos de Restaurante Cas Pages, Santa Eulalia del Río
Cette photo de Restaurante Cas Pages est fournie gracieusement par TripAdvisor Photos de Restaurante Cas Pages, Santa Eulalia del Río
Cette photo de Restaurante Cas Pages est fournie gracieusement par TripAdvisor

Afficher CAS PAGES sur une carte plus grande

LA NORIA restaurant


Le restaurant La Noria est perché au bord de la falaise qui surplombe Cala Boix.

Nous y allons pour la vue, magnifique au clair de lune, pour l’accueil, très sympathique, et surtout pour la Paëlla mixta, à ce jour une des 3 meilleures que j’ai mangé sur l’ile.

La terrasse est dressée autour des pins, on est dans le typique simple, table de bois et sets en papier (carte de l’ile, si vous mangez proprement faites comme moi, pliée en 4 elle ne quitte jamais mon portefeuille, ça dépanne toujours...)

Le midi s’est blindé, touristes et plaisanciers montent de la plage.

Le soir c’est d’un calme paradisiaque, inutile de réserver, sauf si vous pensez arriver tard et souhaitez faire mettre de la paëlla de côté...

L arroz negro (riz noir à l’encre de seiche) est très bon également. Comme dans tous les restaurants qui cuisinent eux-mêmes VRAIMENT ces spécialités, la commande est pour 2 personnes minimum. (Essayez de faire une bonne blanquette pour une seule personne!)

Donc, accueil sympathique , avec un plus très affectueux pour El Señor Nico, serveur qui a trouvé " Muy romantico" que nous organisions la surprise de la demande en mariage de deux jeunes amis à une table de son restaurant, et qui s’est mis en 4 pour que tout soit parfait, la table au bord de la falaise( exceptionnellement ), les fleurs et la bougies sur la table.

On aurait pu choisir plus chic, mais l’on n’aurait pas pu fédérer autant de bonne volonté, de complicité chaleureuse et spontanée... Encore muchas gracias a Señor Nico et la Noria...

 

Coup de cœur+: gratter le fond de la paëlla dans la poêle lorsque le riz a un peu attaché. C’est délicieux. Pas très bon pour la santé je pense (métal gratté dans vieille poêle ...) mais ce n’est pas tous les jours...

 

Cala Boix

0034 971 335 397


Afficher LA NORIA,Cala Boix sur une carte plus grande


LA TERRE ET LES PIERRES...


Ma terre c’est cette terre rouge du nord-est de l’ile.

 Lorsque le soleil descend le soir sur nos collines, elle semble embraser les oliviers et les figuiers des terrasses de culture.

Si une image entre toute a fait naitre mon amour pour Ibiza, c’est celle-ci. Cette image, à cette heure précise de la fin du jour, est gravée en moi et nourrit mes hivers gris parisiens d’une émotion puissante...

C’est un cadeau du destin. Comme toute mon histoire avec cette terre...

 

Mon premier voyage aurait pu m’amener ailleurs sur l’ile dans un coin bétonné (il y en a, malheureusement).

Mon meilleur ami et moi rejoignions ma meilleure amie qui elle-même retrouvait sa famille, propriétaire sur l’ile...

 Les premières "pierres" se sont eux. Les " pierres", comme une pyramide de liens, de sentiments, bâtis sur l’amour commun de cette terre...

Alors oui, la famille de mon amie en est les fondations...

Les premiers souvenirs sont avec eux, une partie de pêche avec LUI et son fils dans une anse de cabane de pêcheur à l’eau transparente, un fou rire avec elle dans un restaurant pour une histoire de paëlla mise de côté et malencontreusement partie à la poubelle, et surtout, un tel amour entre eux et leurs trois enfants si formidables et si différents  qu’ au fond de soi on donnerait tout pour être adoptée ...

 Je pense qu’ELLE le sait. Mais on ne le dit jamais assez. Alors, merci  F. pour tant de gentillesse et d’amour qu’on en a aussi notre part...

Quel rapport avec mon amour d’Ibiza ? Je ne sais pas vraiment mais il y en a un.

Peut-être parce que LUI aimait tant cette ile qu’il m’a contaminé. Merci P...

 

La deuxième couche de "pierres" est faite de mon meilleur ami, de moi-même, et de ceux qui nous ont suivis les premières années, contaminés à leur tour par cette douceur de vivre et cette liberté d’être ce que l’on veut...

Ces années où nos seules préoccupations étaient :" qui a les clés de la maison ?"(On était nombreux!), "où va- t-on diner ce soir?"(Le noyau dur étant composé d’un chef cuisinier, d’un restaurateur et de fines bouches, c’était déjà un sujet important pour nous!) et "qui va chercher Untel à l’aeropuerto?"(Une chambre se libérait quelques heures et d’autres amis arrivaient, curieux de découvrir cette terre qui hantait toutes nos conversations au cœur de l’hiver...)

Des années pleines de souvenirs et d’histoires...

Histoire d' un bout de cigarette tombé dans le décolleté d' un body, d’une autruche et d'une marmotte, d’un zèbre, de chupitos en ligne au KM5 avec Beto, de charbon de bois, d' un petit chien appelé Newton et d’un plus grand surnommé Pongo, de "cuanto la coco?", de noix de coco aussi mais je ne vous dirai pas sur qui ni sur qu’ elle partie d' anatomie, histoire d' un hérisson mignon, d'herbes sèches et traitres sur un parking, de breakfasts dignes d' un reasort, et d' un fou rire inoubliable...

 

Et puis, comme une évidence, une nouvelle pierre, mon mari, une demande en mariage sous la voute blanchie à la chaux d’un patio d'église dont le sol pavé était couvert de pétales de roses.

Puis la découverte de la vie de ma fille en moi face au soleil se couchant sur le rocher d’Es Vedra et entourée des pierres…

 

Encore de nouvelles pierres, celles de notre pinède, français des 4 coins de l’hexagone qui sont une nouvelle famille.

Nous attendons toute l’année de partager ces moments qui nous semblent toujours trop courts, paëlla et mojitos, pique-nique, apéros dinatoires sur l’une de nos terrasses, qui s’éternisent jusque dans la nuit, on est si bien ensemble, sous le ciel étoilé avec pour seuls vis à vis nos collines et la mer…

Chaque été nos enfants se retrouvent, loin des formats de la vie citadine, ici ils grandissent comme des cousins cousines qui oublient les différences d’âge et partagent à leur tour leur amour de l’ile, cette liberté et le respect des différences...

 

Les pierres espagnoles: parmi les premières pierres, certains ont réalisé notre rêve commun de vivre sur l’ile et ont tissé de nouveaux liens.

 Malgré la barrière de la langue, car je suis toujours assez nulle après 15 étés (certains d'entre eux parlent français beaucoup mieux qu’ils veulent le faire croire, et d'autres le parlent maintenant avec une telle aisance que j’ai honte de mon baragouinage!) et justement, pour tous les efforts et la gentillesse qu’ils mettent à nous inclure aux grandes tablées, je les aime...

 

Un nouvel été accueille de nouvelles pierres, comme un jeune couple d' amis contaminé à son tour, magie d' une demande en mariage sur la plage au coucher du soleil, complicité , souvenirs et retrouvailles, les anciennes pierres et les nouvelles, et moi au milieu, si heureuse d' un tel partage...

 

Je vous ai raconté cette terre, et pourquoi je l’aime tant.

 

Le reste, c’est venir, et ressentir...